Mémoire persistante – résistance de l’oubli

Vue d’installation
Année
2024
Technique
Acrylique et transfert d’images sur panneaux de bois sculptés
Dimensions
61 × 91 cm

« La porte suggère à la fois l’ouverture, le passage, mais aussi la fermeture et l’empêchement. »

Mémoire persistante – résistance de l’oubli prend appui sur des archives de journaux palestiniens, utilisées ici comme matière première et support de mémoire. Ces fragments imprimés, porteurs d’histoires, de récits et de voix souvent marginalisées, sont transférés sur des panneaux de bois que j’ai découpés et assemblés manuellement afin de former une structure évoquant une porte.

La porte devient un dispositif symbolique : elle suggère à la fois l’ouverture, le passage, mais aussi la fermeture et l’empêchement. Elle agit comme un seuil entre visibilité et effacement, entre mémoire intime et histoire collective. Le bois sculpté, travaillé à la main, inscrit le projet dans une temporalité lente, opposée à la circulation rapide et souvent éphémère de l’information médiatique.

Sur cette surface d’archives, j’interviens à l’acrylique en peignant des symboles et des éléments végétaux, qui traversent à la fois les transferts d’images et les panneaux. Ces gestes picturaux viennent réactiver les documents, les sortir de leur statut figé pour en faire un espace vivant, chargé de résistance.

L’œuvre interroge la persistance de la mémoire face aux tentatives d’effacement, et affirme le rôle de la création comme lieu de transmission, de protection et de réinscription des récits menacés par l’oubli.