Ruptures et passages
- Année
- 2025
- Technique
- Acrylique sur toile de lin brute et sur tissu traditionnel marocain Tarz
- Dimensions
- Dimensions variables
« Dans mes tableaux, il n’y a pas de lumière peinte. Elle vient du dehors. »
Pour cette série, j’ai tendu sur faux cadres un tissu traditionnel marocain, le Tarz. Ruptures et passages réunit douze tableaux répartis en deux groupes : six sont montés sur ce tissu chargé de détails, six sont laissés en toile brute, recouverts d’un beige monochrome, parfois même sans aucune peinture. Je suis ensuite intervenue avec une peinture acrylique blanc cassé qui se fond dans le motif : on la voit, mais sans trop la voir.
Dans mes tableaux, il n’y a pas de lumière peinte. Elle vient du dehors. C’est une peinture qui dépend de la lumière du monde. Ces tableaux exigent un certain regard. Un ralentissement. Une attention. Ils ne livrent pas tout d’un coup.
Pour moi, cette série est un dialogue. Entre deux cultures, entre deux matières, entre tradition et abstraction. Mais c’est aussi une tentative de préserver une mémoire sans la figer. De laisser l’artisanat vivre, même dans ses fractures.